Sous couvert de confidentialité, Analytics prive les référenceurs des mots-clés
Vous avez un compte analytics pour veiller à l’évolution SEO de votre site, et vous vous étonnez de trouver de moins en moins de mots-clés naturels dans la partie « acquisition » ? Ils semblent tous cachés derrière un mystérieux « Not provided » qui fait enrager les référenceurs et autres spécialistes SEO. Et il y a de quoi, parce que c’est un véritable hold-up que Google impose au nez et à la barbe de ceux qui travaillent avec lui depuis toujours.
Not provided vise-t-il à terme la disparition des mots-clés ?
Google tente de se racheter une conscience en prétextant la défense de la confidentialité de ses utilisateurs par le fait de cacher leur demande sur son moteur auprès des utilisateurs SEO de ses services. Ça devient paradoxal.
C’est en 2011 que l’entreprise de Mountain View a commencé son grand plan de confidentialisation des données de ses utilisateurs, en cachant en premier lieu les requêtes émanantes de ses services annexes, comme YouTube ou Gmail. L’encryption « HTTPS » a ainsi généré, sous couvert de sécurité, un taux de « not provided » de plus en plus élevé. Par la suite, Google a généralisé cette « sécurité » à son navigateur Chrome, représentant 30 % du marché. Et enfin, il en a fait son standard sur son moteur de recherche, montant à 90 % le taux de « not provided » affiché dans Analytics.
Avec la confidentialité comme cheval de bataille, pour un géant vendu aux services de la NSA, cela semble suspect. Et il y a de quoi, car avec la disparition des résultats de mots-clés, c’est toute la stratégie de référencement classique qui est à revoir, sauf si, bien sûr, vous payez des campagnes Adwords, où là, comme par magie, la totalité des mots-clés vous est disponible.
Google et le SEO, amis ou ennemis ?
Google n’a jamais été tendre avec les référenceurs SEO qui essaient de faire leur travail dans un cadre changeant de manière unilatérale et arbitraire. Les algorithmes de recherche du géant font à chaque mise à jour beaucoup de mal au positionnement des sites, comme panda qui a créé le principe de bon et mauvais contenu, reléguant aux oubliettes des millions de sites, ou Penguin, qui a sérieusement pénalisé les échanges de liens et le netlinking en général. Aussi, les référenceurs naviguent depuis des années grâce aux instruments que Google leur a confiés, comme Google Web Tools ou Google Analytics. Cependant, les données que l’entreprise rend disponibles fondent comme neige au soleil, à l’image des mots-clés, outil qui permettait par excellence de travailler intentionnellement son positionnement sur les pages de résultat du moteur de recherche.
Google veut être ami, ou plutôt souhaite faire du référenceur son client. L’accès aux mots-clés, au cœur du système de vente aux enchères Adwords, est une incitation à passer le pas et payer son dû au fournisseur de moteur de recherche. « Tu veux du trafic ? Joue dans notre jeu, avec nos règles, et surtout paye pour jouer ! »
L’effet pas si pervers du « not provided »
En tuant la stratégie la plus ancienne du référencement naturel (refnat), Google pense obtenir une clientèle de référenceurs et autres agences web plus élevées. Grossière erreur, car la faculté d’adaptation des référenceurs naturels est sans limite. Aujourd’hui, les stratégies changent et s’adaptent, loin de naviguer à vue. On ne cherche plus à placer sa page en fonction des requêtes, mais à donner aux lecteurs exactement ce qu’ils veulent. Autrement dit, l’analyse des besoins des utilisateurs se place désormais au cœur de la stratégie SEO.
Bien que nous ne puissions plus aujourd’hui évaluer correctement la croissance du trafic et celle des conversions provenant du trafic organique non lié au nom du site ou à la marque, les meilleurs indicateurs du succès d’un référencement, on peut néanmoins changer de métrique pour travailler une meilleure orientation du contenu en fonction d’une localisation ou d’un positionnement sur des expressions-clés.
Enfin, les outils ne manquent pas pour ceux qui ne veulent pas jouer au jeu de casino de Google. Leur utilisation par contre va changer la donne, et la seule conséquence que l’on va réellement observer, c’est le développement d’une activité de référencement de plus en plus indépendante de Google et de ses résultats. Aujourd’hui, les meilleurs référenceurs n’utilisent plus les outils du géant et ne s’intéressent même plus aux résultats de celui-ci. Car ce que Google vient de nous apprendre, c’est qu’il a beau être énorme, il n’est pas indispensable pour autant. Chronique d’une mort annoncée ?
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Un commentaire
« Aujourd’hui, les meilleurs référenceurs n’utilisent plus les outils du géant et ne s’intéressent même plus aux résultats de celui-ci »
Quels sont les outils utilisés par ces geants ?
merci